Nos concerts en dessin avec Stéphanie Jollec, bénévole au Petit faucheux
Stéphanie Jollec, bénévole au Petit faucheux, s'est outillée d'un carnet de croquis, d'aquarelles, de crayons de couleurs et même d'une lampe col de cygne — telle une fine enquêtrice — pour illustrer quelques uns de nos concerts et festivals auxquels elle a assisté. Un grand merci à elle pour ce nouveau regard posé sur nos évènements !
Ma pratique du dessin, longtemps présente de manière ponctuelle, s’est intensifiée depuis la fin de l’année 2024 pour devenir quasi quotidienne. Elle s’articule aujourd’hui autour du dessin in situ, réalisé à partir de l’observation directe.
Mon carnet m’accompagne partout : lors de sorties, de promenades ou de rencontres. J’y saisis sur le vif des instants de vie, esquissant des scènes prises dans leur immédiateté.
Le dessin in situ nourrit une spontanéité du regard et appelle une exécution rapide du trait. Il ouvre aussi à l’échange : il suscite des rencontres, des discussions, des moments partagés autour du dessin.
Depuis 2025, bénévole au Petit faucheux, j’ai la chance de suivre la programmation des concerts de jazz. Dans l’obscurité de la salle, je croque les musicien·nes, attentive aux formes, aux postures, aux rythmes. Le dessin devient alors un exercice presque instinctif : il m’est arrivé, n’ayant pas assez de lumière, de dessiner sans regarder ma page, laissant uniquement le feutre traduire ce que mes yeux perçoivent.
Peu importe le résultat final — ce qui compte, c’est l’instant. Mais aussi la mémoire : J’annote mes dessins du nom des musiciens, de la date et du lieu, pour garder une trace précise de ces instants sensibles.
L’écriture de mes carnets s’inscrit ainsi dans une volonté de capter le présent et de construire une mémoire des instants vécus.
Stéphanie Jollec – mars 2026