Résidences

Du 01 septembre 2016 au 31 juillet 2017

Photo Nicole Caligaris

Nicole Caligaris – Auteure associée

Cette auteure parisienne a publié une vingtaine de livres, romans ou essais, notamment aux éditions Verticales, Mercure de France ou Le Nouvel Attila. Elle a aussi participé à de nombreux ouvrages collectifs ainsi qu’à des pièces radiophoniques.
Comme dans l’improvisation en musique, Nicole Caligaris aime les voyages en terres inconnues, la liberté de la forme, les jeux littéraires. Elle a expérimenté les rencontres inattendues dans d’autres disciplines, par exemple dans “Le jour est entré dans la nuit”, essai consacré au sculpteur contemporain Hubert Duprat, “La scie patriotique”, récit inspiré des dessins de Denis Pouppeville, “Les Samothraces”, récit illustré des photographies d’Eric Caligaris.

Nicole Caligaris a souhaité s’installer cette saison au Petit faucheux pour aborder la question de l’improvisation. Cette association a été possible grâce au soutien de la Région Centre-Val de Loire dans le cadre du dispositif “auteurs associés” proposé par Ciclic.
http://pointn.free.fr
www.lenouvelattila.fr/les-samothraces
http://livre.ciclic.fr/actualites/nicole-caligaris-tous-les-temps-de-l-etonnement

Site de Nicole Caligaris
ARTICLE NOUVELLE RÉPUBLIQUE

Rencontre inattendue, pays fertile

Lire et écrire à partir de la musique, avoir la possibilité de pratiquer l’exercice difficile d’inventer des récits littéraires au contact de la musique jouée, c’est le sens que je donne à mon association avec une scène musicale.
L’inattendu, c’est ce que les improvisations ont des chances de produire. C’est sous le signe de l’inattendu que je placerai ce projet. Nous voyons ces temps-ci régner l’argument de l’inévitable sur tout ce qui réduit à un mouchoir de poche la latitude de nos gestes et de nos existences. L’inévitable a pris on ne sait comment plus de sens que l’inattendu.
Ce à quoi répond le saxophoniste Wayne Shorter, à propos de la musique, dans un hommage à Albert Ayler : “Certains voudraient nous convaincre qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Mais si, il y a du nouveau sous le soleil.” Sans grand discours, par la création en train de se produire, nos rencontres inattendues relèvent comme un gant cette question écrasée par les circonstances : comment inventons-nous ?
Nicole Caligaris

Départ du récit de Nicole Caligaris, transcrit après la version orale improvisée le 15 septembre 2016 lors de l’ouverture de la saison du Petit faucheux, avec Jozef Dumoulin au piano

“Dans les années quatre-vingt, il y avait encore un marché aux puces, au Kremlin Bicêtre, dans la banlieue de Paris. Quelques types de la cloche étalaient là, après le passage des boueux et l’arrosage des rues, ce qu’ils avaient récolté la nuit en sondant plus ou moins superficiellement les poubelles des quartiers de Paris. À cette époque, des recherches littéraires me faisaient aussi fréquenter les poubelles de certains quartiers jusqu’à des heures assez tardives, c’est comme ça que j’ai rencontré un personnage dont j’ai retrouvé plus tard le surnom dans un livre : Slade.
C’était toute une époque, elle est passée. L’homme s’était fait entre deux murs une cabane qui valait la visite. Mais ça n’est pas ce que je veux raconter ce soir.
Ce soir, je voudrais vous présenter un projet littéraire un peu particulier.Je cherche à retrouver un livre. Comprenez-moi bien : je ne cherche pas, physiquement, l’exemplaire d’un livre que je sais irrémissiblement perdu, hélas ; non, je cherche à reconstituer de mémoire le récit dont Slade avait trouvé un soir le manuscrit, dans une petite caisse en bois au couvercle grossièrement sculpté, d’où glissaient quelques photos dentelées et des torchons jaunis. Au fond de cette caisse était resté un gros album épais comme on en faisait au XIXe, dont les doubles pages entaillées devaient accueillir des photographies et, heureux temps qui sans ciller savait fixer l’avenir, témoigner devant les décennies des hommes qui les avaient prises et des hommes qu’elles montraient, sous leur reliure ouvragée dont on sentait qu’elle aurait pour mission d’imposer ces raides images d’aïeux à quatre générations d’héritiers balbutiants, stupéfaits et contrits.

La reliure de notre album était d’ailleurs une pièce d’art unique en son genre, mais j’y reviendrai, je n’ai pas le temps d’en parler ce soir. Ça n’étaient pas des photographies, qu’une main dont bien entendu nous ignorions tout avait collées sur ces pages, mais de petits feuillets couverts d’une écriture serrée que Slade et moi passâmes des mois à déchiffrer signe à signe.”

NICOLE CALIGARIS POURSUIVRA CE RÉCIT LORS DE SA PERFORMANCE DU 21 MARS AVEC ANDY EMLER, PROPOSÉ DANS LE CADRE DU PRINTEMPS DES POÈTES.
ENSUITE ELLE INVITERA LES SPECTATEURS OU LECTEURS DE SON RÉCIT AUGMENTÉ À PARTICIPER À UNE TROISIÈME PHASE D’ÉCRITURE EN LUI ENVOYANT DES MOTS, DES PHRASES, DES IDÉES, DES LIEUX, DES PERSONNAGES, DES SITUATIONS.

Printemps des Poètes : Nicole Caligaris et Andy Emler -> 21 mars à 20h

Du 02 janvier au 30 juin 2017

Jozef Dumoulin © Camille Nivollet

Jozef Dumoulin – Artiste associé

Interview de Françoise Dupas, directrice du Petit faucheux

 Françoise Dupas :
Ta formation initiale en piano est plutôt classique et tu t’es spécialisé dans une musique plus électronique, trafiquée par l’électricité et les machines. Tu joues beaucoup du fender rhodes avec de nombreux effets. Qu’est-ce qui t’a fait passer du « classique » à l’électronique et que t’apportent ces deux instruments très différents, ces deux façons de jouer des claviers ?

Jozef Dumoulin :
La bascule de l’un à l’autre s’est faite tout naturellement, petit à petit, il n’y a pas eu une prise de décision. Tout a commencé en sortant de l’école, avec des concerts réguliers dans un club avec un piano que je ne voulais plus jouer parce qu’il était très mauvais. Au fender s’est ensuite ajouté un effet puis un autre et ainsi de suite. Je crois que j’ai été amené et aspiré par les possibilités infinies de prendre d’autres positions à l’intérieur de la musique, d’échapper à la logique de pianiste – d’échapper aussi aux reflexes que les autres musiciens peuvent avoir en jouant avec des pianistes.

Quand je me suis rendu compte, quelques années après, que je faisais d’avantage de claviers que du piano, ça a quand-même été un choc. Pendant un long moment ça n’a pas été facile de comprendre où j’en étais avec le piano. Mais, ensuite, j’ai trouvé comment mettre les deux mondes en communication et je m’éclate toujours à traduire des trouvailles dans le monde électronique au piano et vice versa – un travail qui est d’ailleurs rarement très conscient ou possible à traduire en mots concrets.
Du coup, intimement, je ne fais pas une très grande différence entre les deux, ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas de préférence pour l’un ou pour l’autre en fonction de telle ou telle situation musicale. Petit anecdote qui peut expliquer un peu cela : en mai 2016, je jouais au festival de Moers en Allemagne avec un groupe belgo-norvégien très très électrique et très sonore. Ma valise d’effets a été perdue à l’aéroport et j’ai dû jouer le concert au piano, chose à laquelle je n’aurais jamais pensé si j’avais eu le choix. Mais être devant le fait accompli m’a plutôt amusé et j’ai pris mon pied à jouer ce concert au piano.

FD : Tu es un musicien sans frontières. D’origine Belge, tu habites en France et tu joues dans le monde entier. Les musiques jazz et improvisées te paraissent-elles différentes selon les continents ? Vis tu des différences culturelles, esthétiques, artistiques par exemple entre les continents américain, européen et asiatique ? En quoi ces voyages en territoires inconnus (tant géographiques qu’artistiques) sont importants pour toi ?

JD : Le jazz et les musiques improvisées sont certainement très différents selon les territoires. Ne serait-ce qu’en Europe on peut vraiment parler d’un jazz français ou d’un jazz italien, par exemple. Chaque pays et souvent même chaque région d’un pays a une façon particulière de vivre et de pratiquer ces musiques-là. Ce phénomène est lié à une multitude de raisons. Et ces différences sont évidemment encore plus grandes quand on s’éloigne d’avantage.
D’autre part, je crois que quelque chose de fondamental lie toutes les pratiques musicales partout dans le monde, qu’elles soient improvisées ou non. C’est parce qu’il s’agit d’une expression humaine à travers le son. Si on écoute et que l’on s’ouvre à l’autre, on peut alors comprendre et communiquer à travers la musique avec tout le monde. C’est une force extrêmement puissante.

En plus, je crois qu’on sous-estime souvent les différences qui peuvent exister entre deux personnes qui viennent du même endroit et de la même culture. Souvent, quand je joue avec des gens qui sont de « chez moi », je me rends compte qu’il y a autant de choses à échanger et à découvrir qu’avec quelqu’un qui vient de l’autre bout du monde. Donc, quelque part, peu importe d’où l’on vient : une rencontre est une rencontre.
Je suppose que l’intérêt de rencontrer est le même pour tout le monde : à part le plaisir et l’excitation que ça peut provoquer, tous ces « autres » sont des miroirs qui nous font comprendre qui on est nous-mêmes, derrière les apparences.

FD : Qu’écoutes-tu ? Quels sont tes disques du moment et tes 5 albums préférés ?

JD : J’ai écouté récemment avec beaucoup de passion des musiques des Shonas du Zimbabwe – une musique autour du « mbira », un piano à pouces que j’ai commencé à pratiquer il y a quelques mois. Mais de manière générale j’écoute de tout – du jazz mais beaucoup, beaucoup de musiques traditionnelles venant du monde entier, de la musique classique, contemporaine, improvisée, expérimentale, pop, rock, electro. Tous ces styles sont des émanations de la même chose. On m’offre aussi beaucoup de CD quand je suis sur la route et j’essaie d’écouter tout ce qu’on me donne.

Un choix de 5 albums parmi ma liste de CD fétiches qui s’allonge de plus en plus :

  • Morton Feldman : Piano and String Quartet
  • Bobo Stenson Trio : Reflexions
  • Sonic Youth : Sonic Nurse
  • Miles Davis : Nefertiti
  • Kishori Amonkar : Rageshree & Kedar

DES PROPOSITIONS DE PROGRAMMATION :

Dumoulin/Delbecq « Plug and pray » + Aum Grand Ensemble -> 14 avril à 20h
Dialogue Singulier #3 : Caroline Cren & Jozef Dumoulin -> 2 mai à 20h

Du 01 septembre au 31 décembre 2016

Photo Jozef Dumoulin © Johan Rooms

Jozef Dumoulin – Artiste associé

Interview de Laurent Poiget, Citizen Jazz

En quoi consiste votre résidence de deux ans ?
Elle comporte deux volets: un volet, déjà entamé, qui est constitué de six soirées de concerts par an au Petit faucheux avec un plateau constitué par un de mes groupes et un groupe que j’invite. L’autre volet de la résidence est le volet « action culturelle » : son calendrier est celui de l’année scolaire et il débutera donc pour moi à la rentrée prochaine. Bien que j’ai beaucoup d’idées et de rêves, ce second volet reste en partie à élaborer et son contenu se fera au contact des gens sur le terrain.

Parlons de la partie concerts…
Le premier concert de ma résidence s’est proposé avec Sébastien Boisseau, le « résident » précédent, le batteur Eric Thielemans et le guitariste-chanteur Catalan Nico Roig. Puis il y a eu deux autres soirées. Pour un musicien, c’est idéal de pouvoir profiter d’un tel lieu comme le Petit faucheux. En décembre, je vais pouvoir y mettre sur pied mon quintet acoustique avec des musiciens français. Le fait de pouvoir répéter sur place et de faire un premier concert dans de bonnes conditions est évidemment très précieux.

Et l’action culturelle ?
Depuis longtemps je voulais m’investir dans ce type d’actions ; dans la ville où je vis depuis dix ans, je n’ai jamais eu l’occasion de partager ma passion avec les gens de cette façon. Consacrer ma vie à ma passion, c’est très bien, mais la partager, ce serait bien aussi. C’est donc à Tours que je vais le faire, en profitant du travail déjà mené ici auprès d’écoles locales depuis des années. Je rêve, par exemple, de monter un vrai groupe, pas pour un après-midi, pas un atelier, avec des enfants ou tout autre public. Je serais aux claviers, à la basse ou à la guitare et, avec une dizaine de répétitions, nous pourrions bâtir un répertoire propre à ce groupe et donner quelques concerts. Dans mon idée, je partagerais mon expérience de musicien, bien sûr, mais je ne serais pas celui qui fait tout, qui pense tout. Les quelques expériences de ce type que j’ai pu avoir, en famille ou lors de stages d’été ont été des expériences fortes, et ma résidence pourrait me permettre de créer d’autres occasions pour ce genre d’échange.

http://www.citizenjazz.com/

DES PROPOSITIONS DE PROGRAMMATION :

ALBAN DARCHE – PACIFIC + JEAN LOUIS -> 28 septembre – 20h00
TANDAAPUSHI + KEIJI HAINO/JOZEF DUMOULIN/TEUN VERBRUGGEN -> 26 novembre – 20h00
JOZEF DUMOULIN & ORCA NOISE UNIT -> 15 décembre – 20h00

Du 01 janvier au 30 juin 2016

Jozef Dumoulin © Martial Perez

Jozef Dumoulin – Artiste associé

 

Jozef Dumoulin est donc invité à prendre la suite de Sébastien Boisseau. Il sera l’artiste associé du Petit faucheux en 2016 et 2017, pour notre plus grand plaisir. Jozef est déjà venu à Tours à plusieurs reprises, avec Lidlboj, The Bureau of Atomic Tourism, Kami Quintet Extension ou dernièrement avec l’HyprCub d’Alban Darche.
Excellent pianiste, il a développé une spécialité très personnelle au Fender Rhodes. Ce musicien belge originaire de la Flandre Occidentale réside à Paris depuis 10 ans, menant une carrière internationale aux côtés de Magic Malik, Ellery Eskelin, Franck Vaillant, Mark Turner, Trevor Dunn, Dave Liebman, Jaime Torres, Benoît Delbecq ou récemment avec Teun Verbruggen et Keiji Haino. Il a participé à plusieurs formations en France et en Belgique : Octurn, Maak Spirit, Benzine, Brussels jazz orchestra, Alexandra Grimal quartet et octet.
Les références sont nombreuses et toutes plus excitantes les unes que les autres.
Jozef Dumoulin revendique l’ouverture musicale et se montre virtuose aussi bien en jazz traditionnel qu’en musique improvisée, en pop ou en musique contemporaine.
La presse qualifie sa musique de « rêves sur la musique et de musique de rêve » offrant un « mélange subtil entre l’émotion et l’expérimentation ».
Les projets et les envies ne manquent pas, ces deux années avec Jozef s’annoncent riches de découvertes ! A déguster sans modération !

http://www.jozefdumoulin.com/

Discographie récente :

Duo Jozef Dumoulin et Benoît Delbecq à paraître fin 2015.
Duo Jozef Dumoulin et Lynn Cassiers « What lies in the sea » (Sub Rosa – oct 2015)
Jozef Dumoulin & the Red Hill Orchestra, avec Ellery Eskelin et Dan Weiss (York records – nov 2014)
A Fender Rhodes solo (Bee Jazz 2014)

DES PROPOSITIONS DE PROGRAMMATION :

DES ARTICLES :

Chronique CITIZEN JAZZ
http://www.mille-feuille.fr/Modules/Chroniques/Fiche/?c_id=1764

QUELQUES VIDEOS :

solo

extrait du nouveau cd avec lynn cassiers

en trio live

avec lidlboj

Du 01 septembre au 31 décembre 2015

Photo Sébastien Boisseau © Annabelle Tiaffay

Sébastien Boisseau – Artiste associé

Quelle belle idée d’inviter un musicien à partager son expérience avec celle d’une équipe et d’inviter le public à suivre son parcours musical sur la longueur comme dans sa diversité ! Comment une idée si simple, si riche de résultats, ne trouve-t-elle pas plus d’échos au cœur des structures de programmation ? Une idée qui repose sur un seul mot : la confiance. Celle qui permet de faire ce que l’on ne pourrait pas faire seul. Me concernant, l’aventure fût intense. Elle touche à sa fin, d’autres commenceront de plus belle, je passerai le flambeau avec plaisir…

« Artiste associé », ce sont bien ces termes que j’ai placés au centre de nos actions, lors de ces deux années passées à Tours. Voilà des mois que nous travaillons en profondeur avec le Petit faucheux, avec des équipes et avec des musiciens auxquels je suis fidèle depuis longtemps et d’autres que j’avais à cœur d’inviter.

Tous sont engagés dans des démarches exigeantes, généreuses, et tous ont ce désir de la rencontre avec le public. Que ce soit sur le plateau ou à l’extérieur de la salle, nous avons démontré que cette musique est multiple, qu’elle n’a pas de passeport, pas de limite, qu’elle ne joue pas pour « son » public, mais qu’elle se joue pour tous ceux qui font l’effort d’écouter, d’être présents. De 25 à 70 ans, les musiciens ont joué une musique nourrie par l’instant présent, par son histoire et qui avance avec son temps. Ornette Coleman vient de partir, avec sa détermination et son originalité ; qui peut dire ce que cette musique serait devenue sans son cri ? Et c’est bien pour illustrer le mouvement qui nous anime toujours que j’ai choisi en couverture cette photo de Jean-Paul Delore prise au Petit faucheux, pendant la résidence, par Rémi Angeli.

Quel incroyable travail d’équipe ! Quelle présence du public !
Merci à tous pour votre confiance ».

Sébastien Boisseau    


LES ACTEURS DE LA RESIDENCE

Musiciens et techniciens plateau
John Hollenbeck, Jozef Dumoulin, Samuel Blaser, Lynn Cassiers, Werner Hassler, Louis Sclavis, Matthieu Donarier, Gilles Coronado, Matthieu Metzger, Audrey Chen, Jean-Yves Evrard, Kamylia Joubran, Eric Thielemans, Alban Darche, Poline Renou, Sylvain Lemêtre, Mark Feldman, Sylvie Courvoisier, Cédric Piromalli, Nathalie Darche, Boris Darley, Jean-Paul Delore, Chris Speed, Red Wierenga, Antonin Rayon, Matt Moran, Franck Vaillant, Drew Gress, Joachim Kühn, Christian Lillinger, Manu Adnot, Céline Grangey, Arthur Narcy, Jon Irabagon, Christophe Lavergne, Anne Magouët, Geoffroy Tamisier, François Ripoche, Eve Risser, Laura Perrudin, Stéphan Oliva, Susan Abbuehl, Sam Mary, David Chevallier, Alain Vankenhove, Uri Caine, Jeff Ballard, Manu Codjia, Joe Quitzke, Emmanuel Birault, David Veyser, Bo Van Der Werf, Olivier Ménard, Franpi Barriaux, Dries Laheye, Marie-Violaine Cadoret, Didier Ithursary

La grande équipe du Petit faucheux
ses permanents et ses bénévoles

L’équipe du projet « 1 salon 2 musiciens »
Marie Dubois, Stéphanie Gaborit, Nadine Lorin de Cultures du Coeur
Les improvisateurs
Yoann Loustalot, Werner Hassler, Matthieu Donarier, Samuel Blaser, Sarah Colomb, Alexis Héropoulos, Thibault Florent, Louis Sclavis, Cécile Cappozzo, Eve Risser, Laura Perrudin, David Chevallier
tous les spect’acteurs des salons ainsi que leurs encadrants
Olivier Laurence (La Barque), Pascale Courtois et Omar Akhres (Léo Lagrange Tours Nord), Estelle Goguery et sa collègue (Pension de famille du Hameau St Michel), Delphine Laugier (Pension de famille de la Bazoche) Diego Rojas et Charlotte Goumarre (Espace de Jour de la Douzillère), Dominique Delaplace, Philippe Henon et Jacques Moury Beauchamp (CATTP Louis Pergaud), Anne Villemont, Laurence Dubois et Clémence Gauthier (MDS et CCAS Chambray les Tours), Emmanuelle Laurent (SAVS Léopold Bellan), Virginie Dutheil, Catherine Lagisquet et Virginie Martin-Dumagny (Tours Emploi), Oumou Dia (Pension de famille Les Capucins), Marlène Rodrigues (FJT d’Amboise), Frédéric Pinaud (Centre Social d’Amboise)
Les regards extérieurs
Melissa P. Wyckhuyse, Rémi Angeli, Sébastien Garcia

L’équipe du parcours musical
Isabelle Magnan, Isabelle Baratier, Christelle Bouillaud, Julie Delacroix,
les enfants des écoles Raspail, Mirabeau, et Rotière

Le Conservatoire à Rayonnement Régional de Tours 
Charlotte Testu et sa classe de contrebasse

Jazz à Tours, projet MYRIAD
Didier Sallé, Marie Chène, Audrey Habouzit

Le Chœur du Petit faucheux
Erwann Jan, Cédric Piromalli, Guillaume Hazebrouck, Matthieu Plouchart, Julie Lardrot, Takumi Jan

Le Big Bang de Paul Louis Courier
Laurent Desvignes, Arnaud Gravet et tous leurs élèves

Les satellites
Xavier Lejeune, Yolk, Jean Depagne, Sébastien Garcia, Claire Hannecart, Ronan Brient, Simon Barreau, Fany Thyus, Wanbliprod,
Vincent Cotro, Eric Pétry, Yvan Amar, Alex Duthil, Annabelle Tiaffay, Emmanuelle Vial,
la Fraca-Ma, Le Pôle des musiques actuelles en Pays de la Loire, Geneviève Peyrègne

Du 05 janvier au 30 juin 2015

Photo Sébastien Boisseau © Michael Parque

Sébastien Boisseau – Artiste associé

Les concerts au Petit faucheux :

Les créations :

La pédagogie :

  • Masterclasse pour le PLC’s Band (Big Band du lycée Paul-Louis Courier dirigé par L. Desvignes et A. Gravet)
  • Sébastien Boisseau sera l’artiste intervenant auprès des 4 classes primaires du parcours scolaire pour la saison 2014-2015
    travail en classe, accueil au Petit faucheux les 4/12/2014 et 31/03/2015, restitution en salle au Petit faucheux le 1/06/2015

Des propositions de programmation :

En cours d’élaboration pour 2015 :

Du 01 septembre au 31 décembre 2014

Photo Sébastien Boisseau

Sébastien Boisseau- Artiste associé

 

Ce dispositif a pour objet d’associer un artiste ou une compagnie à l’activité d’un établissement culturel, par l’exercice d’une triple mission de création, de diffusion et de sensibilisation, sur une longue période. Après avoir associé à son projet artistique et culturel Jean-Luc Cappozzo (trompette), Edward Perraud (batterie) et Cédric Piromalli (piano), le Petit faucheux accueille Sébastien Boisseau.

Musicien et pédagogue aujourd’hui reconnu sur la scène jazz européenne, accompagné par le Petit faucheux depuis ses premiers pas en tant que musicien professionnel, le contrebassiste nantais Sébastien Boisseau va inscrire son travail dans ce dispositif durant deux ans, en 2014 et 2015. L’occasion lui est ainsi donnée de mettre en œuvre des projets de création originaux et ambitieux.

En 2014

Les concerts au Petit faucheux :
• Passage de relais avec Cédric Piromalli, duo Boisseau Piromalli le 25/01/2014.
• Langues et Lueurs : récital sur des textes d’auteurs francophones, avec Jean-Paul Delore, Louis Sclavis, Sébastien Boisseau, dans le cadre du Printemps des poètes, le 29/03/2014.
Wood (Matthieu Donarier & Sébastien Boisseau) invite Sylvie Courvoisier et Mark Feldman, le 06/05/2014.
• Swim (Manu Adnot, Sébastien Boisseau, Arthur Narcy) le 10/10/2014.

Les concerts en Région :
• Standards & Avatars (David Chevallier, Christophe Lavergne, Sébastien Boisseau) au festival Chinon en jazz le 06/06/2014.
• Wood (Matthieu Donarier & Sébastien Boisseau) au Château de Fontenay à Bléré dans le cadre du festival Emergences.

Créations :
• Artiste invité du Chœur d’enfants en février 2014, avec Erwann Jan et Cédric Piromalli. Représentations au Petit faucheux les 7 et 8/03/2014.
• Artiste invité du projet Aux arts lycéens mené avec le big band du Lycée Paul Louis Courrier dirigé par Laurent Desvignes et Arnaud Gravet. En concert au Petit faucheux PLC’s Band « du new au jazz rock » le16/04/2014.

Pédagogie :
• Masterclasse pour le PLC’s Band (Big Band du lycée Paul-Louis Courier dirigé par L. Desvignes et A. Gravet) • Sébastien Boisseau sera l’artiste intervenant auprès des 4 classes primaires du parcours scolaire pour la saison 2014-2015.
• Interventions au CRR de Tours dans la classe de contrebasse de Charlotte Testu pour un travail régulier sur l’improvisation.

Des propositions de programmation :
• Lidlboj le 29/03/2014 (Josef Dumoulin, Lynn Cassiers, Bo Van der Werf, Dries Laheye, Eric Thielemans).
• Claudia Quintet le 06/05/2014 (John Hollenbeck, Chris Speed, Red Wierenga, Matt Moran, Chris Tordini).
• Kamilya Jubran & Werner Hasler « Wanabni » le 04/12/2014.

Les ++ :
• Sortie de l’album Quiet (Cédric Piromalli, Olivier Thémines, Antoine Paulin), co-produit par le Petit faucheux, sur le label Yolk.
• Emissions de France Musique en live au Petit faucheux le 06/05/2014 : « Open jazz » d’Alex Duthil et « Le jazz Club » d’Yvan Amar.
• Depuis septembre 2014, Sébastien Boisseau est un blogeur du nouveau site du Petit faucheux.

En cours d’élaboration pour 2015 :
• Une exposition autour des pochettes de disques du label Yolk.
• Un stage de création pour big band de jazz en septembre 2015, organisé par Jazz à Tours, le Petit faucheux et Yolk, mené par Sébastien Boisseau et les musiciens de J.A.S.S.
• Un programme de concerts en proximité « 1 salon 2 music(iens) » en partenariat avec Cultures du Cœur.

Du 01 janvier au 30 juin 2014

Photo Sebastien Boisseau

Sébastien Boisseau – Artiste associé

 

Le nouvel artiste associé au Petit faucheux est le célèbre contrebassiste nantais Sébastien Boisseau. Pour la première fois nous proposons un artiste hors région mais dont l’histoire musicale est très liée à notre ville parce qu’il a passé dix ans à Tours entre 1991 et 2001. Dix années durant lesquelles il fût tantôt élève, tantôt formateur et tantôt musicien, entre l’Université François Rabelais, le Conservatoire à rayonnement régional, Jazz à Tours et le Petit faucheux.
Parce qu’il a toujours été proche du Petit faucheux (création de Triade en 1995), c’est avec grand plaisir que nous l’invitons à poser ses valises et à s’installer chez nous pendant un an et demi.
Sébastien ne quitte jamais son sourire. Il est toujours d’un enthousiasme débordant avec des envies plein les yeux et des idées plein les poches. Nous le retrouverons régulièrement, programmé ou programmant, mais aussi dans d’autres actions auprès d’élèves ou dans des appartements.
Ce musicien humaniste et voyageur, poète et artisan (label Yolk), improvisateur et compositeur, aime les rencontres, les échanges, les expérimentations, les mélanges des genres.
Autant intéressé par la question de la création que par celles de la transmission et de la réception par les publics, il mène sa quête musicale en s’interrogeant en permanence sur la place du musicien dans la cité, sur la place de l’artiste dans la société. Passionnant !
Ce semestre, nous aurons l’occasion de l’accueillir, notamment en duo avec Cédric Piromalli, avec Erwann Jan dans le Chœur d’enfants du Petit faucheux puis avec Matthieu Donarier dans Wood. Et ce n’est qu’un début. A rencontrer absolument !
www.sebastienboisseau.com
www.yolkrecords.com
www.wanbliprod.com

Citizen Jazz : l’entretien avec Sébastien Boisseau