Festival Ecoute Voir : Géraldine Keller/Patricia Kuypers/Franck Beaubois
Marianne Baillot/Charlotte Plasse/Johann Maheut

vendredi 15 janvier

Chapelle du Conservatoire / Volapük

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: 12€ / 8€

LE LIEU DIT / IMPROTOPIE

Géraldine Keller, Patricia Kuypers, Franck Beaubois

Performance Voix / Mouvement
12h30 / 19h (2 séances) / Chapelle du Conservatoire / Tarif 12 € / 8 €
SÉANCE 12H30    Acheter un ticket   SÉANCE 19H   Acheter un ticket
 
Durée : 40 minutes
Picto fauteuil avec aidePicto malvoyantsPicto malentendants

Une performance in situ pour changer de point de vue, de point d’écoute. Que dit le lieu ? Que dit le corps ? Que dit la voix ? Que dit le mouvement ? Que dit celui qui écoute ? Que dit la polyphonie des sons mouvementés en attente de ce que le lieu révèle dans la réverbération de l’instant ?
Nous abordons le lieu comme une partition à déchiffrer, à éprouver, à sonder. Ce qui émerge du local serait-il semblable ailleurs? Avec ou sans nom, l’endroit où nous nous trouvons est la source de nos investigations.

Le répertoire de prédilection de Géraldine Keller, vocaliste et artiste lyrique, s’ancre dans la création d’oeuvres contemporaines en privilégiant la complémentarité des musiques écrites et improvisées. Emportée des arts plastiques vers l’exploration sonore, elle trace un parcours ouvert associant d’autres pratiques : la danse contemporaine, le théâtre musical, le théâtre d’objet, la poésie, la performance.

Patricia Kuypers, danseuse, chorégraphe, improvisatrice, a fondé en Belgique l’association Contredanse, Centre de documentation et de formation en danse, ainsi que la revue Nouvelles de danse. Elle poursuit actuellement un travail de recherche sur l’improvisation « La Partition intérieure », partagé sous forme de textes et conférences dansées, et collabore avec Franck Beaubois dans la création de performances utilisant le medium de la vidéo en temps réel in situ.

Franck Beaubois, danseur, artiste visuel et collaboratif, improvise dans diverses équipes, régulières ou éphémères. Il partage et enrichit une pratique de l’improvisation en la confrontant à divers contextes et publics. Depuis 2003, il conçoit des dispositifs « vidéo temps (i)réel » développant une pratique hybride entre danse et vidéo qui s’actualise dans les pièces Delay – duo et trio – et le projet In-Situ Panoramique.


« NEW AGE »

Marianne Baillot

21h / Volapük / COMPLET
Durée : 50 minutes
Picto fauteuil sans aidePicto malentendants

Réalisation : Marianne Baillot, Johann Maheut, Charlotte Plasse
Composition pour voix a capella, paysages sonores : Pierre-Yves Macé
Danse : Audrey Gaisan, Solenn Barbosa-Dias, Laurie Peschier-Pimont
Chant : Charlotte Plasse
Costumes : Elisabeth De Sauverzac
Mise en lumière costume : Johann Maheut
Scénographie, Lumières : Séverine Rième
Production : La Belle Orange / Matthieu Roger

NEW AGE (Marianne Baillot 2015) © Patrick Berger
NEW AGE (Marianne Baillot 2015) © Patrick Berger

« New Age » conduit la quête d’une harmonie possible. C’est la puissance océanique de Virginia Woolf, écrivant « Les Vagues », qui fait ici écho. Soit un moment cardinal de la modernité littéraire, quand la narration égotique en vient à faire place à une plasticité mouvante de l’écriture, connectée aux rythmes généraux de l’univers.

Alors la danse de « New Age » gagne une acuité qui déborde toute idée gentille de « danse qui danse ». Ici le geste oppose son temps long, sa modestie artisanale, sa patiente élaboration rythmique, son savoir de l’écoute, son intention à faire trame, oppose ces qualités de relations inventées, à l’emballement vertigineux des puissances technologiques – et à la crise des repères, qui nous affole. Dans l’écriture de la danse, moins formelle, plus donnée que d’autres, résiderait-il quelque état modifié de conscience perceptive, où le temps basculerait dans l’invention d’espaces qui resteraient vivables ? (Gérard Mayen)

Formée en Autriche au Conservatoire Anton Bruckner à Linz, puis au Centre National de Danse Contemporaine à Angers (Essais, direction Emmanuelle Huynh) et à la Fondation Royaumont (Transforme, direction Myriam Gourfink), Marianne Baillot interroge dans ses pièces les codes de la représentation dans les cultures de la danse et de l’opéra avec des outils hybrides, multidisciplinaires. Les univers formels sont souvent minimalistes mais aussi empreints d’une touche burlesque. Ils questionnent les techniques artistiques et leur capacité à modifier nos croyances, l’érotisme, les rapports entre l’humain et le progrès technologique, l’Orient et l’Occident. Marianne Baillot a initié voici quelques années une collaboration avec la chanteuse lyrique Charlotte Plasse, le plasticien Johann Maheut et la créatrice lumière Séverine Rième, qui se poursuit aujourd’hui avec « New Age », pour partir à la recherche d’un équilibre évanescent entre la vibration de l’espace, de la voix, celle du mouvement et de la lumière.

Co-productions : Scène nationale d’Orléans, CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson, Fondation Royaumont, Micadanses, Théâtre de Vanves, Culture O Centre, Région Centre, DRAC Centre, ADAMI, Les Brigands.
Soutiens / Co-réalisations : Maus Habitos (Porto), Emmetrop (Bourges), La Pléiade (La Riche).

 

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