Festival Ecoute/Voir : Exposition Antoine d’Agata « White noise »

Du 12 janvier au 03 février 2019

Chapelle Sainte-Anne

Entrée gratuite

Antoine D’AGATA
« White noise »

Du 12 janvier au 3 février / Chapelle Sainte-Anne / Gratuit
VERNISSAGE DE L’EXPOSITION EN PRÉSENCE D’ANTOINE D’AGATA SAMEDI 12 JANVIER À PARTIR DE 18h00

Photographe, cinéaste, performer, écrivain
Antoine d’Agata tente, à travers l’acte photographique de rendre compte les espaces d’ordre physique et émotionnel, de manière segmentée, en adoptant une posture personnelle. Sa photographie cristallise les ruptures que les corps et les sentiments produisent, ainsi que des moments qui ne peuvent être assimilés, due à l’instantanéité de l’évènement. Non seulement par le type de l’image et par son esthétique brutale et grasse dans les formes, il oblige le spectateur à s’interpeller sur la réalité de ce qu’il voit, c’est alors qu’il devient acteur, en partageant cette expérience photographique et le force à s’interroger sur l’état du monde et sur lui-même. Son sujet est pris dans le déplacement du photographe et des autres, dans l’éphémère et l’insaisissable.

Antoine d’Agata dit, à travers ses photographies, ne parler que de lui, de ses situations, et témoigne de l’instantanéité des moments de vie. À la question de savoir quelle trace voudrait-il que son travail laisse dans l’histoire de la photographie, il répond : « Avoir cherché à vivre avec ceux que jusque-là la photographie s’était contentée de voir. Avoir tenté de dire ce qui n’a pas été dit : qu’il n’est pas acceptable pour le photographe de n’être qu’un voyeur. Avoir tenté de voir ce qui n’a pas été vu. Avoir tenté de faire de situations vécues une œuvre, aussi imparfaite soit-elle. N’avoir jamais renoncé à vivre en prenant pour excuse la photographie. Avoir voulu abolir toute distance avec mon sujet. Avoir voulu mettre en pratique, à mes risques et périls, une vérité ancienne : le monde n’est pas fait de ce que nous voyons, mais de ce que nous sommes. »
D’Agata envisage la photographie, comme un « outil documentaire », qu’il mélange à sa subjectivité.

La critique d’art Léa Bismuth s’emballe : « Pour moi, c’est le plus grand artiste vivant en ce qu’il éclate toutes les limites des disciplines. Il est à la fois photographe, cinéaste, performer, écrivain, et il fait la jonction entre intimité et politique. »

ANTOINE D’AGATA est né à Marseille en 1961 et quitte la France en 1983 pour une dizaine d’années. Alors qu’il séjourne à New York en 1990, il s’inscrit à l’International Centre of Photography où il suit notamment les cours de Larry Clark et de Nan Goldin. En 1993, il revient en France et interrompt son travail de photographe durant quatre ans. En 1998 paraissent ses premiers ouvrages, De Mala Muerte et De Mala Noche. L’année suivante, il rejoint la galerie Vu à peine créée par Christian Caujolle. En 2001, il reçoit le prix Niépce. En septembre 2003 est inaugurée à Paris l’exposition 1001 Nuits, qu’accompagne la sortie de deux ouvrages, Vortex et Insomnia. En 2004, il intègre l’agence Magnum, publie son cinquième livre, Stigma, et tourne son premier court-métrage, El Cielo del muerto. L’année suivante paraît Manifeste. En 2006, le photographe tourne son deuxième film, Aka Ana, à Tokyo. Depuis 2005, sans port d’attaches, Antoine D’Agata photographie à travers le monde. Le BAL lui a consacré une exposition de janvier à avril 2013, il vient de finir son premier long-métrage, Atlas et son livre Anticorps, édité chez Xavier Barral a reçu le prix du Livre d’Auteur aux Rencontres d’Arles 2013.

Picto malentendants


Ouverture de la Chapelle Sainte-Anne :
vendredi / samedi / dimanche de 14h00 à 20h00, les autres jours sur rendez-vous au 02 47 37 10 99
Ouverture exceptionnelle après le spectacle de la Pléiade jeudi 17 janvier à 21h45.

Chapelle Sainte-Anne / square Roze / 37000 Tours – La Riche
www.chapellesainteanne.com
Tel : 02 47 37 10 99 / cleanne@numericable.fr